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5 février 2003

  Publié sur le site de lexpressiondz.com
  LA TRAQUE D’AL-QAÎDA SE POURSUIT
Des membres du réseau Belmokhtar arrêtés au Mali
 
  Ce réseau sert à entretenir le spectre de la menace permanente.

C’est ce qu’indiquent des sources bien informées qui promettent que le mystère du groupe Belmokhtar sera élucidé dans les prochaines semaines. Des éléments auraient été arrêtés ces derniers jours par l’armée malienne.
Ces arrestations ont eu lieu à la suite de ratissages menés par l’armée malienne après des pressions de la part des Américains qui, pour une fois, ont rejoint l’armée algérienne quant au laxisme de certains pays voisins dans la lutte contre les groupes terroristes. La nouvelle aurait été bien accueillie par les autorités algériennes qui, selon des indiscrétions, attendent que ces membres soient extradés vers le pays pour une enquête approfondie sur les contours de ces groupes du désert qui se sont transformés en véritables fournisseurs d’armes pour les terroristes, les frontières européennes étant hermétiquement fermées à la suite des attentats du 11 septembre. Jouissant d’une mobilité aux frontières des cinq pays du Sahel frontaliers, ces groupes qui, selon toute vraisemblance, n’ont aucune couverture ni ambitions politiques se sont reconvertis en marchands d’armes provenant des zones de conflits africains.
L’interrogatoire des membres arrêtés, dont le nombre n’a pas été rendu public, pourra, selon nos sources, faire la lumière sur d’éventuelles implications avec les cercles des affaires.
Des implications déjà critiquées par les autorités algériennes qui se retrouvent seules face à une menace qui hante toute la région, et qui peut être récupérée par des cercles politiques et économiques locaux ou étrangers.
Le Niger attend, pour sa part, des aides matérielles des Etats-Unis qui, rappelons-le, prévoient un plan de sécurité pour la région du Sahel, capable d’assurer la sécurité de leurs intérêts pétroliers.
« Les pays du Sahel méritent un traitement particulier puisque la pauvreté et le manque de logistique engendrent l’émergence du terrorisme (...) Le trait d’union de ce trafic d’armes, ce sont les groupes algériens au Sud qui font objet de traques incessantes de l’armée algérienne », a déclaré un haut fonctionnaire du département de la Défense des Etats-Unis.
Les groupes de Belmokhtar ainsi que d’autres groupes non identifiés et hyperatomisés, opèrent depuis plusieurs années dans le Grand Sud profitant des vastes zones frontières qui s’étendent sur plusieurs milliers de kilomètres, au moment où les forces algériennes étaient concentrées dans la lutte contre les groupes du GIA.
Des attaques contre des particuliers, puis contre les bases vie, le trafic de drogue, de clandestins, les activités de ces groupes ont pris une ampleur inquiétante, lorsqu’ils ont commencé à toucher aux trafics d’armes et de faux documents.
De grandes quantités d’armes ont transité par la Côte d’Ivoire où étaient exilés, par la France, des membres du GIA, via le Niger, le Mali et la Mauritanie.

Ahmed ZAKARIA
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