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D O C U M E N T S
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2 février 2003 |
| Publié sur le site de l'expressiondz.com | |
| Une "secte" nommée Daâwa Oua Tabligh : une "filiale" dAl-Qaîda en Algérie ? |
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| Des Pakistanais se seraient introduits en Algérie sous la couverture de cette organisation. Les mouvements islamistes en Algérie formeraient une sérieuse nébuleuse. En « colonies » ou « sectes », ils sassignent tous comme « mission » de faire « uniquement » de la prédication, au-delà de la course au pouvoir. De toutes les manières, des informations crédibles font état dactivités dun mouvement islamiste se dénommant « Djamaâte daâwa oua tabligh », enregistrées dans les wilayas de Mostaganem et de Tlemcen. Son « majliss echourri », installé à Tlemcen, serait conduit par un certain Cheikh Azzedine, un professeur duniversité. Ce dernier aurait intensifié, ces derniers temps, des contacts avec les représentants de ce mouvement à travers les wilayas du pays. A Mostaganem, il aurait pris attache avec plusieurs membres appartenant à cette « secte ». Selon nos informations, il est vrai que les activités de cette dernière sinscriraient apparemment dans une démarche de « sensibilisation » des adeptes aux fins de « consolider les rangs ». Des prêches et des sorties de prédicateurs sont organisés, à cet effet, pour une adhésion massive, notamment de la frange juvénile. Toutefois, si lon se réfère aux informations qui faisaient état de linfiltration dun groupe de Pakistanais spécialisés dans la fabrication dexplosifs, en territoire national, sous le couvert de la « Djamaâ daâwa oua tabligh » (voir LExpression du 20 janvier 2003), il serait important de sinterroger sur le pourquoi du choix de cette couverture car, jusquà présent, ce mouvement semblait « loin » de toute tendance négative. Ferait-il partie donc dun réseau terroriste partisan de celui dAl-Qaîda? Ne serait-il pas réellement une cellule fille de cette dernière? A en croire la source, des éléments de cette secte auraient même séjourné au Pakistan, aux Emirats arabes unis et au Mali. Il faut dire que dans les deux premiers pays, « berceaux » des écoles et des camps de formation paramilitaire, les groupes gravitant autour dAl-Qaîda de Oussama Ben Laden existent de longue date. Sagissant du troisième pays, le Mali, celui-ci constituerait, selon des analystes, la courroie de transmission pour lacheminement vers le territoire national des « Afghans arabes » liés, de près ou de loin, aux réseaux terroristes dAl-Qaîda. Cest dire donc la possibilité pour les éléments de cette « secte » davoir, à un moment ou à un autre, croisé ces derniers et « pris goût au carnet des charges signé Ben Laden ». Selon des informations crédibles, le Mali serait également le pays où un bureau appartenant à la « Daâwa oua tabligh » aurait été installé pour encadrer, justement, un groupe qui serait composé de 150 terroristes, chargé surtout dapprovisionner en armes le groupe de Mokhtar Belmokhtar, « émir » du Gspc, écumant le Grand-Sud algérien. De plus, la région de Ghardaïa, la ville natale de Belmokhtar, serait considérée comme la ville où ce mouvement se concentre le plus. Les contours de ce mouvement islamiste sont donc encore méconnus. La complexité de ce dernier « aux objectifs inavoués » confirme, dans ce cas de figure, la nature tentaculaire et diffuse de ses mouvements. A cet égard, conviendrait-il de rappeler que dans la région de Msila, un mouvement islamiste dénommé « Harakat Tarbia oua Tasfia » (voir LExpression du 15 décembre 2002) avait effectivement vu le jour, précisent nos dernières informations, qui ajoutent que ses éléments auraient tous été impliqués dans des affaires de terrorisme ou de subversion. Azzedine BADRI |
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