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D O C U M E N T S
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| x | Le Quotidien d'Oran, 10 février 2003 |
| relayé par le site www.algeria-watch.de | |
| Visite d'une mission américaine à Alger : Le FBI, la CIA et la NSA sollicitent le DRS |
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| Une délégation représentant plusieurs services américains de renseignements dont le FBI, la CIA et la NSA a effectué une visite secrète en Algérie dans le cadre de la coopération antiterroriste avec les services du DRS et de lANP. Ce nest pas la première visite du genre dexperts du renseignements américains en Algérie même si ce type de missions portent un cachet confidentiel. Si le DRS ne veut pas divulguer ce type de contact, le FBI, puis la CIA, ont intensifié leurs contacts avec les services secrets algériens depuis les attentats du 11 septembre. La mission des experts du FBI, de la CIA et de la NSA entrait-elle dans le cadre dun protocole daccord algéro-américain dans le cadre du renseignement? Aucune confirmation nest venue corroborer lexistence dune telle coopération mais la succession de missions, aussi bien dofficiers supérieurs du DRS aux Etats-Unis, que dagents américains de haut rang en Algérie, a entériné une coopération de fait. Déjà, bien avant les attentats anti-américains, cette coopération avait été «fructueuse» selon des sources algériennes, sur laffaire dAhmed Ressam. Larrestation dAbdelmadjid Dahoumène à Alger, complice de Ressam réclamé par le FBI, tous les deux, ayant transité par des camps dentraînement de Kandahar dAl-Qaïda, en Afghanistan, avait permis de renouer des contacts solides. Les renseignements américains, autrefois frileux pour collaborer avec un service secret arabe dont les principaux cadres sont issus de lécole du renseignement soviétique (actuel FSB, Ex-KGB), ont apprécié lapport du DRS dans la coopération antiterroriste sur laffaire Ressam-Dahoumène. Cest à travers la visite de 48 heures du patron du FBI, Robert Mullen, effectuée secrètement à Alger, début 2001, que ces contacts se sont renforcés. Le FBI trouvait un interlocuteur «fiable», alors que les services algériens avaient toujours été considérés, depuis Langley, quartier général de la CIA, comme étant «pro-palestiniens», car les cadres du renseignement palestinien, avaient, en majorité, été formé par la Sécurité militaire algérienne. Cette coopération sest renforcée après la parution du rapport de Marion E. Bowman, représentant du FBI auprès de la commission de surveillance des activités du renseignement auprès du Sénat américain, qui avait cité lAlgérie, en juillet 2002, comme étant dans le camp des Etats proches des Etats-Unis, qui sont confrontés à Al-Quaïda. Le FBI qui avait formé pas plus de quatre spécialistes algériens dans une académie (issus de la DGSN et non du DRS) a fini par demander une expertise algérienne en matière de lutte antiterroriste. Depuis, les missions se succèdent, léchange du renseignement est fréquent et la CIA sintéresse, de plus en plus, aux groupes terroristes tels que le GIA et surtout le GSPC. La profondeur stratégique des Américains étant concentrée sur le pétrole au Sud algérien, et la surveillance des eaux de la Méditerranée occidentale au nord des côtés algériennes, la CIA sest, finalement, décidée à approfondir ces liens avec les services secrets algériens. Sur laspect des technologies militaires du renseignement, la NSA na jamais dissimulé son intérêt pour la région. Sa base découte installée au Maroc ainsi que des drones aux frontières algéro-marocaines couvrent le Maghreb mais une présence physique dans le Sud algérien serait nécessaire. Là, où le groupe de l»émir» Mokhtar Belmokhtar, soupçonné par les Américains dêtre lhomme dOussama Ben Laden sur la largeur de la bande sahélo-saharienne (Mali-Niger-Tchad-Somalie), et menacerait, par conséquent, les intérêts américains. Les besoins de larmée algérienne en photos satellites étant dune importance vitale pour «traiter» les derniers foyers restants du GSPC, la NSA serait, idéalement placée, pour fournir un appui technologique appréciable à laviation algérienne. La récente déclaration du général de corps darmée, Mohamed Lamari, CEM-ANP, dont le DRS dépend, est venue éclaircir davantage la nécessité de cette coopération américaine face à lactivisme des services français: «avec la DST et la DGSE, nous partageons une même analyse sur les menaces terroristes. Ce nest pas de ce côté que nous avons un problème. (...) mais la lutte antiterroriste, ce nest pas que les moyens de nos services. Seuls, nous ne réglerons pas le problème. Or la mobilisation internationale ne vient pas». Si lon examine le message du Président des Etats-Unis George W. Bush qui a remercié lAlgérie pour son «soutien dans leffort commun dassurer la sécurité et la liberté dans le monde», la coopération en matière de renseignements entre services algériens et étasuniens a pris un nouvel essor. Dans le secret le plus total, évidemment. |
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| Mounir B. |
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